Pourquoi pas ?

Tout est potentiellement source d’émerveillement, d’étonnement et donc de questionnements.

Lorsque nous sommes de jeunes enfants, nous découvrons le monde. Tout est potentiellement source d’émerveillement, d’étonnement et donc de questionnements. Nous commençons à parler et le « Pourquoi ? » enrichit alors très vite notre vocabulaire naissant. Nous lançons de nombreux « Pourquoi ? » du tac au tac, vifs, parfois déstabilisants. Nos « pourquoi » ne sont pas nécessairement suivis d’autres mots. « Nous sortons. Mets tes bottes, s’il te plait. », nous demande notre maman. « Pourquoi ? », lui lançons-nous. Puis, en grandissant, nos « pourquoi » deviennent plus élaborés (« Pourquoi la lune est-elle ronde ? ») et d’autres questions viennent enrichir notre vocabulaire et notre regard sur le monde : « Comment sait-on que l’on vit ? », par exemple. 

Enfants, c’est d’abord notre quotidien que nous questionnons. Puis, petit à petit, nous ouvrons les yeux sur le monde et nos questions se mettent à pointer ses injustices, ses absurdités, ses dysfonctionnements. Nos questions mettent des coups de projecteur sur ce qui, à nos yeux, ne tourne pas rond : cette voisine âgée à qui sa famille ne vient plus rendre visite (« Pourquoi ? »), cette rivière où la pêche est désormais interdite (« Pourquoi ? »), ces illuminés qui font des victimes innocentes (« Pourquoi ? »). 

Les questions que nous soulevons lorsque nous sommes enfants sont plus que légitimes. Pourtant, nos parents, nos professeurs, nos proches ne sont pas toujours très à l’aise pour y répondre. Et quand, tels de bienveillants enquêteurs, nous enchaînons nos questions, il arrive que la réponse que nous obtenons finalement soit : « Eh bien, parce que c’est comme ça ! ». 

Quand nous devenons adultes, on nous demande souvent de croire à l’incroyable, d’accepter l’inacceptable, de trouver logique ce qui ne l’est pas. On nous demande d’accepter le monde tel qu’il est et d’y trouver notre place. Pourtant, notre voix d’enfant continue de nous chuchoter : « En fait, c’est plutôt comme ceci qu’il faudrait faire pour que les choses aillent mieux. ». Nous pouvons bien sûr faire comme si nous ne l’avions pas entendue. Mais, nous pouvons aussi y prêter l’oreille. 

Oser écouter ce que nos voix d’enfants ont à nous dire pour que, tous ensemble, nous puissions agir concrètement et contribuer à des changements positifs pour le monde. 

Tes questions sont d’une puissance incroyable pour améliorer le monde. Continue de t’en poser chaque jour. Tes « pourquoi » sont légitimes. Cela vaut le coup de les transformer en « pourquoi pas ». Et, en t’entourant des bonnes personnes, c’est par tes actions que tu vas pouvoir y répondre !

La démarche #CodeSocial est une brique de construction massive pour construire une société apprenante et agissante. C’est une démarche qui pose la question de la cohérence entre les intentions et les actions. Un formule magique pour rendre concret nos rêves d’un mode vivant et joyeux. La connaissance c’est trouver un réponse à des problèmes. C’est une dynamique et la démarche #CodeSocial est une proposition d’animation de cette dynamique.

Ce texte est inspiré d’un texte écrit en amont de la résidence créative « Pourquoi pas ? Carte blanche à l’avenir des pixels. »